Musées et art

Procession rurale à Pâques, Perov, 1861

Procession rurale à Pâques, Perov, 1861

Procession rurale à Pâques - Perov. 71,5x89

Dès que cette œuvre est devenue accessible au public, les différends ne se calment pas autour d'elle. Certains pensent que l'auteur a brillamment montré la vie réelle de l'église dans le village russe, tandis que d'autres ont accusé l'artiste de parti pris et de tentative d'humilier l'orthodoxie. Indifférent ce travail de l'artiste n'a laissé personne.

Devant nous est une procession ivre, passant à la fin du service pascal. Apparemment, les participants ne vont plus dans la première maison et ont réussi à bien se soigner.

L'attention du spectateur est rivée sur la figure d'un prêtre en tenue de fête. L'alcool a détruit l'homme en lui. Le visage est dépourvu de toute expression, les yeux sont presque invisibles sur le visage ivre.

Le troupeau lui-même est semblable à son berger. La jeune paysanne, qui chantait une prière à haute voix, semblait sur le point d'aller dans la direction opposée. Le vieil homme en lambeaux à côté d'elle tient l'icône face cachée, sans y prêter attention.

Sur le porche de la maison, la maîtresse essaie de faire dormir son mari. Quelqu'un s'est endormi sous le porche. Au centre de l'image, trois paysans en tenue de fête. Deux d'entre eux sont ivres, le troisième, qui n'est visible que de dos, est sobre. Il est étonnant de voir comment l'artiste a réussi, après avoir montré le dos de son personnage, à s'assurer que chaque spectateur est confiant dans l'attitude négative de ce personnage face à ce qui se passe.

L'action se déroule dans le contexte d'un matin de printemps précoce. Sous les pieds des participants se trouvent la boue et les flaques d'eau de mars, au-dessus d'eux un ciel nuageux, jaunâtre et sale. Le chemin vers l'église, visible au loin, est très long. Il est facile d'imaginer en quoi la procession à la porte de l'église se transformera.

En revanche, l'auteur simplifie soigneusement tous les détails associés au culte. Tout le monde ne voit pas la croix dans les mains du prêtre, les images sont primitivées, elles n'affichent pas de visages. L'artiste parle de gens, il ne cherche pas à ridiculiser l'orthodoxie elle-même. Le but de sa satire est un sacerdoce malhonnête, pas la foi.

Voir la vidéo: Sunday Mass July 5th, 2020 (Septembre 2020).